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Show 80+ LE JOURNAL' d'eau,ou s'ils en tirent,elle vient de l'air<fe environs. Il eft donc évident, par les écrits mêmes de Van-Helmont, que le mercure ne peut être ni en tout ni en partie h matière de l'Alkaeft ; il eft encore -évident par les écrits de Philalete, deStarkey, & d'Etmul-îer , que l'Alkaeft ne fe fait point avec le mercure ; d'où l'on conclud que rien n'empêche que l'Alkaeft de Van-Helmont ne fe puifle faire avec l'urine, comme Starkey l'a prétendu. Apres tout, un fait doit être regardé comme inconteftable , lors qu'il eft rapporté par deux témoins oculaires éclairez & irréprochables. Srarkey en eft un de .cette nature 5 & le fçavant Philalete un autre. le témoignage de ces deux Auteurs eft authentique dans les écrits qui compofent ce Recueil, tous deux font adeptes, tous deux af-furent avoir fait l'Alkaeft , & l'avoir fait avec l'urine, tous deux font irréprochables, puis que l'intérêt ne les a point fait parler ; tous deux étoient capables de -juger de ^e qu'ils rapportaient, & par cemtequent, die notre Auteur, ils doivent être crus. D'ailleurs la découverte de Starkey n'a rien que de conforme aux fentimens de Van-Hel-niont. Car û félon Van-Helmont les maladies ne procèdent que de la colère de 1 Ar-chée, & qu'on ne Us puhTe guérir qu en ap-paifant"cette colère, le corps de l'armée, ou l'organe de la vie, n'étant, ^lon'Ju^ que nos esprits vitaux qui font iaJins, use? |