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Show 37 8 L A VIE D F. conçûës , & pourle fuccés del'quelles on aveu déja répandu tant de lang , qu'il vit bien que toute€lan'ét0it que pour l'amufer; ainfi conci- nüanttoûjours dans e deflein de porter la guerre dans le Languedoc , il partit pour aller en Beam , où le Comte de Montgommeri com- mandoirles forces des Reformés. Le Roi ayant GASPARD DE COLIGNY. ,7_9va.v. s'ils avoient de l'ar%ent a dépenfer , il valor: bien mieux_que_ ce ut à quelque chofe d'urile , qu'à une qui ét01t fi'peu necelÏaire , qu‘il devait plufieursmontres aux troupes de Mansfeld , & qu'il ét01t bien empêché pour les contenter. Ces paroles étant raportées a la VLll_€,. elle fit un éfort avis de fou dellein , envois. ordre de rompre les pourlui montrer la_confiderauon qu'elle avoit ponts qui étoient fur les rivieres , de cafferles bateaux , depeur qu'il ne s'en pût fervir , de fc pour lui ; & defart chacun fe taxa lui-même pour amafier une bonne fomme , & la lui ayant our lui défen- 0Ëertc en même temps , il la dil‘tribüa aux trou- drele paffage , & enfin de mafl£crer impit0ia- pes de Mansfeld. Celalui ayant donné quelque relâche , il ne mettre en armes de tous côtés , blement tous les traineurs. Mais enfin ayant furmonté toutes ces difficultés , il ne le fut pas lutôt montré dans le Beam , où toutes les Egli- Ëes du pa'1‘s lui envoierent des Deputés , qu‘il rit le chemin de la Garonne , qu‘il traverfa Eeureufement , quoi que les Catholiques-Romairrsl'eulfe11t bordée. En chemin farfant, il eft inconcevable combien il reçut d‘honneur , & de marques d'amitié , chacun pleuroit de joie de le voir forti de tant de grands erils , & d'a- s'amufa point à perdre le tem : inutilement dans cette ville , fous pretexte : reconnoîtrc l'amitié qu'ellelui témoignoit , mais en ayant tiré deux Pieces de canon , avec quelques autres chofes dont il avoir befoin pour fe mettre en cam agne , il marcha contre apctite ville d'Ai- uillbn , qui étort bien plus confiderable par fa ätuation , ne par fa force. Car elle eft fi_tuée au confiant du(lot , & dela Garonne , ce qu1devoit obliger Montluc Lieutenant de Roi de Guiennc , voir le bonheur de le pofleder dpans fon païs; mais lui , fans être touché d'aucune vaine gloi- d'en rendre un foin tout particuher. Mais l'A- ré, leur parlait comme s‘ils eufl‘ent été fes pro- miraFl'ayant fur£ris , il s'en rend»: martre en res enfans , leur recommandant l'amour de la deux jours. Il ne t pas tant cette conquête pour la garder , ue pour pouvorr ;oxndre Montgom- äeligion , fans aucun mélanoe de vengeance, d'avarice , & de cruauté , c'e -à-direles reprenant tout doucement de quantité d'a€tionm Fu'ils avoient faites , où l'on avoit remarqué ouvent , que ces trois paflîons en étoientle1_no- meri , qu‘i avoit la1flé au dela de la Garonne , afin de pouvoir mettre le puis fous contribution, & comme il fçavoit qu'il avoir fait un butin ine&imable , & qu'on pourrort tenter delai la:- tif. Enfin aprés un chemin long , & rempli de re rendre gorge au paflàge , Il av01t juge a pro- mille difficultés , il arriva à Montauban , quç les Reformés tenoient , & où il auroit étére_çu comme en triomphe , s'il l'cût voulu (ouf…- pos de le fecourir. Les Catholiques-Romains , ui fe croioient allez forts en ce païs la , pour défendre leurs Maifons , attribüérent leur mal- heur à la mes-intelligence qui regnort entre Ma_ns il dit à ceux que cette ville lui avoirenV01és au devant jufques à quatre lieuës dela. qu'il les p'rioit de dire a leurs Compatriotes; f]}1f Montluc‘, & Damville , qui avmenr ordre de le fecourir l'un l'autre. Mais ils aurore… en enco- S Il) YC plus de raifon de l'impuœr au Duc d'Anjo1uu |