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Show 149 Lrv. Il} GASPARD DE COLIGNY. fe qui ce de ne dépendoit pas tant de lui , que LA vn: DE Lrv. IL ï43 Les 1mpcriaux voiant alors qu'ils avoient pallbÏt où étoit l'Amiral ,_ quelques grandes afi‘aL res qu'il eût furles bras, Il eut foin de lui envoie: en grand tort de ne pas croire Gonzag ue, \fe retire. du fecours , de peur qu'il ne fut accablé par le -ent afe vou. rent dansle bois, où 115 commencer on ne le… loir retrancher, mais Mr. de Chafl_rll nombre. Car s'il fut venu à lâcher le pié , les ennemis-ayant le pafl'agc du bois libre , l‘auroient endonna pas le temps , _& quor qu'r_l ne put etre pris en tête , & en flanc , & c'eût été à ce coup- la qu'il n'eûtplus été de faifon de fe vanter de hom: taillons , qui pouvoient faire douze cens mes avec fecourudelacavalerie, ll necrmgmt pornt douze censhommes qu‘il avoit d'en ataquer deux lurayant mille. Son courage & celui de fes gens ara ou: decl e unei donc fer-vi de nombre, la fort Ce combatflui tenant donc fortàcœur, il envoioit de temps en tempsquel. que aide de camp , pour fçavoir des nouvelles ;, lui , il lesmena battant dans le bors; &_apres un ‘ mais enfin ayant fû pardiverfes fois, queles cho- combat opiniâtre' , il les en_chaflÏa entierement. fes ne pouvoient mieux aller pour lui , cela lui lmuflä tellement le courage, quenonfeulement il foinintvigoureufement la charcre de la cavalerie Imperiale, mais qu'il la repouflËi encore pour le moins deux cens pas. L'Empereur, qui ne fai(vit pas moins que lui le devoir de Capitaine , voiant le defordre de fes gens , y accourut luimême pourle reparer; & fa prefence ayant fait , Ce fut un grand fuietdechagrmpourl Empereur et.°‘Î s quand il fe vitfprrvé de l‘avantage qu Il promis par la ante de fesgens, & etant arme re fur ces entrefaites , fa douleur augmenta enco «rr-w »., ttt-,tt-vw l'affaire de Mets. quandilvint‘a fçavoir, que ce n'etornpasle _feul malheur qui leur étoit arrive , mais qu 1ls avorent encore perdu quelques petites pieces _de campagne, qu'il leur avoit donne pour fe m1euxdcfen- honte aux uns , & redonné courage aux autres, dre. Au même temps il fit appeler fes Generaux, Il & avanttenu Confeil de guerre tout à cheval , chacun marcha de nouVeau au combat , comme s'ilneluifutrienarrivé. Cependant l'Empereur refolut d'envoier une partie de l‘infanterie contre l'Amiral , pendant qu‘avec le refle, & avec_ia cavalerie, il s'avanceroit contre le Duc deGurie. pour affiner davantage fa cavalerie , méla des pclotons entre les efcadrons -, & ceux-là allant L'infanterie qui avoit affaire contre l'Am1ral, fi toute forted'éforts pour le chaffer du bois, mar aufli vite que ceux-ci , firent leur décharge de fortpres, efperant qu'elle feroit beaucoup d'effet: mais le Duc de Guife qui avoit vû tous ces-‘ temps , defi-à. dire qu'il avoit fait un grand aba. pl‘€parariis , avort retiré de fa premiere ligne tout ce qu‘il 3: avoir de cavalerie legere, & avoit fait ris d'arbres , pour fe. retrancher , elle y trouva prendre la place aux compagnies d'Ordonnances, rantdedifficuhe', que fon ardeur fe ralentit pc! qmaverent des cuirafles par:deffous leursjuflau- a peu. Cependant pourla decourager encore 2- (PVP-Q; ainfi comme elles étoient à l'épreuve, il 3 en lalut de beaucoup que cela n'eût le fuccés ‘l"_ll attende-it.. Au contraire, le Duc de Guife \'Olant qu'ils étoient tout étonnés de n'avoir vû comme il avoit faitbien dela beibgne en peu/dc vantage , il pointa contr‘elle les mêmes p1ecmt canon , qu'il venoit de gagner, & comme € @ étoient chargées :« cartouches, elles firent un ‘ ritux carnage. Dans le temps que cela fe p_äîl0b le Duc de Guii‘e en étoit aux mains avec l'hi"Pî: ‘"…‘s mais confiderant que le fuccés du combi tomber per-forme, ne perdit pas de temps pour msaller charger, & il les rompit pour une {econG 3 de |