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Show T E. C A P I K. T E. JQ 406 LES FOURBERIES S C A P I N . Et qui, Monfieur? A R G A N Ce maraut-la. S Pourquoy ? r* A R G A N Tun'as pas oui parler de ce qui s'eft naflz 1 •mon abfence ? H " Pafl* aa ,, T. SCAPIN.. J ay bien oui parVrdc quelque petite chofe. A R G A N T F.; Comment quelque petite chofe*! Une actm« 1 cette nature? actI0n^ %. SCAPIN. vous avez quelque raifon. A R G A N T E. VnehardieiTe pareille acelle-la? S c A P I N. Cela eft vrai. A R G A N T E . Vn fils qui fe rr,aric fans le confentcment de fo ere S C A P I N . OUi, il ya quelque chofe a dire a cela. Mais fcrois d'avis que vous ne fifliez point d«bruit. A R G A N T E . Jc ne fuis pas de cet avis, moi, & je veux faired bruit tout mon fou. Quoi, tu ne trouves pas que j'ay tous les fujets du monde d'etreen colere ? S C A P I N. Si-fait , i'y ay d'abord ete moi , lors que j'; feed la chofe, & je m e fuis intereffe pour vous, jt qu'a quereller v6trc fils. Dcmandez-luy un p queiies belles reprimendes je luy aifaites, &cct m e je l'ai chapitrej fur le peu de refpect qu'il gat doit a un pere, cTont il devrdit baifer les pas ? Onn peut pas luy mieux parler, quand ce feroit yous-me1 me. Mais quoi, je me fuis rendu a la raifon, & j'a confidere que dans le fond, il n'a pas tant de to qu'on pourroit croire. A R G A N T E . 4Que m e viens-tu comer ? 11 n'a pas tant de to / - - foyvu* . D E S C A P I N . ^ ^ ^ 407 3- c»allcr marier de but en blanc avec une Incon-nut ' SCAPIN. Que voulez-vous, il y a ete n o ^ . p a r fa defti-nee. . A R G A N T E . Ah, ah! voicy une raifon la plus belle du mon-a. On n'a plus qu'a commettre tous les crimes ima-eoiables, tromper , voler , aiTaffmer, & dire pourex- Jjfc qu'on y e 6c6 pouiTe' par fa deftinee. S C A P I N . Mon Dieu, vous prenez .mes paroles trop en Phi- 1 rnrhe Te veux dire qu'il s'eft trouve' fa talemeuc *** ARGANTE. <Z^W"*V^ Etpourquoi s'y engageok-il ? *Sj^y>% £>***> • - S C A P I N . ^ j / ^ ^ t S J & O ^ / V Voulez-vous qu'i! foit audi fage que vous ? Les ^ jeunes Gens font jeunes , & n'ont pas route la prudence qu'il leur faucroit , .pour ne rien faire ^ Lie de raifonnable j temoin notre Leandre , quiy{ oalgre' toutes mes lecons , .maier<£ toutes mes rCmpf* montrances , eft alle fVre de fon cote pis encore*. "que"votre fils. Je voudrois bien fcavoir fi vous- y ieme n'avaz pas 6t6 jeune , & n'avez pas dansp votre temps fait des fredajnes c o m m e les autres^-1 1'ayoui dire , moi , que vous avez 616 autrefois v y un bon Compagncto par-mi les'Femmes - que vous faifiez de votre drole avec les plus gafantes decej temps-la; & -us n'en approchiez aCint, que vousnepouifafiiczabout. /ujrynu fic*Jyr&yU Idlnmyj Si^P1' K R G A N T E. m S C A P ; d <f0crd rJyt Que vouliez-vous qu'il lift ? II voit une j ease perfonne qui luy veut du bien ; ( car il tient J^, tela de vous, d'etre aime de toutes les : es.) fa se charmante. Il luy rend des vifites , - lui conte des douceurs , fouoire gal r. m m en c, 1 le pfiannd. i tend a U pourluice.Tlpo. &v fSortfunef. eLev vMoil^a ^fur*pr/;s *ay /ec **f»*)P&a- <*-r* rens |