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Show 208 L'IMPOSTEu R, E L M I R E. L'erreurtroplongtemnsd, Et c eft trop condamner m a bouche d'impoftur II faut que par plaifir , & fans aller plus loin C' D e tout ce qu'on vous dit, je vous faffe temoin O R G O N . Soit, je vous prens au mot. Nous verrons v adreffe, otr5 Et c o m m e n t vous pourrez remplir cette promelT^ E L M I R £, le-" raites-lemoi venir. D O R I N E . Sonefpritcftruft, Et peut-etre, a furprendre, il fera malaife. E L M IRE. N o n , on eft aifement dupe par ce qu'on aime it l'amour propre engage a fe tromper foy-mL laites-le m o i defcendre ; & vous, retirez-vous. Variant a Cleante, & a Mariane, SCENE IV. EL MIKE, ORGON. ELM IRE. A Pprochons cette Table, & vous mettez defTous, O R G O N . Comment ? E L M I R E. Vous bien cacher, ell un poind neceffair O R G O N . Pourquoi fous cette Taole ? E L M i R E. Ah'.monDieu.laiiTezfairt, T'ay m o n deffein en tefte , &Yousenjugerez. Mettez-vous la, vous dis-je; & quand vous yferez,, Gardez qu'on ne vous voie, & qu'on ne vous entende. O R G O N . Jeconfeffe qu'icima complaifanceeftgrande; Mais de votre entreprife, il vous faut voir fortir, E L M I R E. Vous n'aurez, que je croy, rien a me repartir, afm mari fti ejlfm la table, An C O M E D I F. 209 •-s ie vais toucher une Arrange matiere % i*Z fcandalifez en aucunemaniere. ^ Cur vous convaincre, ainfi que j'ay promts. JrtSpar des douceurs, puis que j ^ luis reduite, lfoofer le mafque a cette a m e hypocrite j fePdfonamo?r,lesdefir»eff^nte^ 1T^run champlibre alestementez. ffSJour vous feul, & pour mieuxlecon. n..,fflon^fes voeux va feindre de repondre, S lieu de ceffer d6s que vous vous rendrez , (reschofes n'iront quejufou'ou vous voudrez. K a vous d'arr£cer fon ardeu r infenfee, n,, d vous cro.rez l'affaire allez avant pou flee , Lr gner vdtre femme, & de ne m expofer » 'ace:qu'il vous faudra pour vous defabufer. "font vos interets, vous en ferez le maftre > fc,,, l'on vient, tenez-vous, & gardez de paroitre, SCENE V. TARTUFFE, EL MI RE, ORGON. 0 T A R T U F F E . N m'a dit qu'en ce lieu vous me, vouliez paf« ler. E L M 1 RE. •, l'on a des fecrets a vous y reveler : ais tirez cette porte avant qu 'on vous les dife , tregardez par tour, de crainte de furprife : ^Jneaffaire pareille a celle de tantot, eftpas allurement ici ce qu'il nous faut. amais il nes'eft veu de furprife de m e m e amis m'a fait, pour vous, une frayeur extreme j tvousavezbien veu que j'ay fait mes efforts, ourrompre fon deffein, & calmer fes tranfports. on trouble, il eft bien vrai, m'a fi fort poffedee, uedele dementir je n'ai point eu l'ide'e: is par la, grace au Ciel, tout a bien mieux e'te', ties chofes en font en plus de feurere', 'eftime ou Pon vous tient, a diilipeTorage, . mon mari, de YOUS , ne peut prendre d'ombrage. Vour |