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Show ?86 Si. D E T O U R C E A V G U A, SCENE \n. HRASTE,]UI.IE, SBRIGANI, OR0XTE ^Llons, vous yiendrez ma^'e vous & vous remectre entre les «*£». A ™ L l ? fi ez urncm T E. Je veux ..-, Monfieur, voila votre Fille ! » . ? > " * ' T«- force d > e n t r e les m,m$ ,1 * £ q « j ay , s enfuyoit; non paspour l'amour d'elle J clle votre leule.confideration : car awes ?&£ -a hm, K dois h meprifer , & E £ * t e * de 1 amour que j'avois pour clle. O R 0 N A h in fame que tu es! E R A s T E. Comment? me traiterdeJa forte aprestoutv marques d'amit* que je vous ay donnee^V?* blame point de vous ecrefoumife a u x v o Wk *Jonfieurv6tK:Pcre; ileft feRe&MafiLl Chofes qu'il fart, & ,e ne me pJaks^tim d^t'' a avoir arejette-pourun .autre. fi'ilamanquealjL rolequ ilm'avuit doimee, il a fesxaifonspourc k On lui a fait croire que cet autre eft plus riche 7 moi de quaxre ou.cinqmille ecus; & quatre ou c mille ecus eft un denier confiderable, & qui Va en k peine qu'un h o m m e manque a.fa parole :4\!a; -Aiubiier en un m o m e n t toute 1'ardeur que jevous a montree, vous laifler d'abord enflamer d'amourpo un nouveau venu , & ie fnvre honteufement fans • confentement de Monfieur votrePere, apreslescri m e s qu'on lui impute , c't ft une chofe condamne'ede *ou.tlemoi\de,.&.d3r.rmon cueur ne-peut yousia" d'ailoz fongians rcproches. fi/XcWf u*hhi>t& He" bien ouy, j 'ay conceu de l'amour pour lui, je Pay voulu xxuvre, -puifjue mon Pere me l'av( choifi pour epoux. Quoy que vous me difiez, e'e un fort honnete h o m m e ; &rous les crimes dont o i-accufe, font faufietez epouvanubles, OJLOH C O M E D I E . 3*7 O R O N T E . . Taifez-vous, vous £tes une impertinente, K jc frav mieux que vous ce qui en eft. ' ' 7 U L I E, re font fans doute des pieces qu'on lui &*'J* ,vftpeut-e-tre lui qui a trouve- cet artifice pourroa- 'deeouter. U &Aryou oWtrof t*Ho^s*tf^ en h • E R A S T E. ^ fa-m • Moy, je ierois capable de cela i J JULIE. Ouy, vous. 1 ORONTE. Taifez -vous, vous dis-je ; vous 6tes une fotte. t* fy A C f TT Non, non, n*vous imaginez pas ouc faye au-nmeenvic de detourner ce mariage, & q u e ce loic Zpailionquim'ait force a courir apres vous. Je To -sl'aydeja dit, ce n'eft que la feule confideranon JSei'ay pour'Mondcur votre Pere, & je n a y p u LiTrir qu'un honnete h o m m e c o m m e luy fut e x - pofe-afcnontede tousles bruits qui pourroientfui-vrcune action c o m m e la votre. O R O N T E . Te vous fuis, Seigneur Erafte,infmiment oblige'. J E R A S T E. Ad:eu, Monfieur, j'avois toutes les ardeurs dXS Joatk d'emrer dans vtftre alliance ; j'ay fait tout ce iuei'avpupourobtenir un tel honncur, mais f*f U malheureux, & vous ne m'ayez pas juge" digne d e eetrcorace Cela njempefchera pas que je ne conjer-ve pour vous les fentimens d'eftime fi d e veneration ouvorreperfonne m'obligc; &fijen'^vpu etreI rregendre, au moins fehy-je etemeiremeut votre Serv.ceur. O R O N T E . Arrctcz, Seigneur Eraijte, v ptre procede m c tott - chei'ame, & je vous donne m a Eille en mariage. J U L I E . Te ne veux point d'autre mari que Monfieur de Pourceaugnac. O R O N t E. Etje veux moi, tour a l'heure, que tuprennes le Seigneur Erafte, ca, la main. R r r 2 J u- |