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Show I f ^ L'tMPOSTEUH, Des ouvrages parfaits que le Ciel a formez. Ses attraits rerl£chisbrillent dans vos pareilly. Mais Uetale en vous fes plus rares metveilles, 11 a fur votre face ejpanche dts beautez , D o n t les yeux font iurpris , & les cceurs tranlW., E t je n'ay p u vous voir * parfaite Creature, Sans admirer en vous 1' Auteur de la Nature, E t d'une ardente a m o u r fentir m o n coeur atteint A u plus beau des Portraits ou lui m e m e il s'eiU; D'abord j^apprehenday que cette ardeur fecrettT N e fut d u noir Efprit une furprife adroite j E t m e m e a fuir vos yeux, m o n cceur fe rtfolut- V o u s croyant un obftacle a faire m o n falut. ' Mais enfin je connus, 6 Beaute toute aimable, C e m'eft, je le confeffe , une audace bien gran'de Q u e d'ofer, de ce cceur, vous adrefler l'offrande* Mais j'attens \ en m e s veeux, tout de v6tre bor^j E t rien des vains efforts de m o n infirmite. E n vous eft m o n efpoir, m o n bien, ma quietude. D e vous depend m a peine, ou m a beatitude, E t je vais £tre enfin , par votre feul Arret, Heureux, fi vous voulez i malheureux, rll plait, E L M 1 R E. L a declaration eft tout-a-fait galante: Mais elle eft > a vray dire, un peu bien furprename. V o u s deviez , ce m e femble, armer mieux votre E t raifonner un peu fur un pareil deffein, U n Devot c o m m e vous, & que par tout on T A R T U F F E. A h \ pour etre D£vot, je n'en fuis pas moins E t lors qu'on vient a voir vos celeltes appas, U n cceur fe laiffe prendre > & ne raifonneMI. Ie fcay qu' un tel difcours de moi paroit etrange; Mais, M a d a m e , apres tout, je ne fuis pasuo" E t fi vous condamnez 1'aveu que je vous fait, Vous devez vous en prendre a vos charmansattr De's que fen vis briller la fplendeur plus r* marne, D e m o n intenear YOUS ta fouveniae. r c ° ,, ff,ble douceur, |&« tour, jeunes. P^ ch ^ \ tourna tous mes vceu* " « ,,„„, dit mlie foi, IL veu*, & naes loupirs, »"., tfoye icy la vouc. , - ^rmieuxmVxp.q«er,n^u^ube^ne.>i.» <Jfi vr'^^votreEfclaveindignei - ft faut que *taW^ ft rav3ier, piuf^'ir"n c ,I:ls 6 fuavemervedle, j.aura.to.jourspat*^ ,_» {.«devrtion a n die autre p . d(. h a z a ri Vuehonneur)a«cmo,ne«urt^ ^ ^ ^ M . ;, -^.aift^^El^talc. font fete. i£> iKaCtdK^^onfcconfie, V • Ka^'AutelouleurCoeur^^fr • | I ii,i< 1« Gens comme nous, brulent o un K trquipouttoujoursonettfeurdufecre^ '£ o L npus prenon, de n t a tenommee, &tou[eUofealaPerronnea,me,i K'tft en nous on'on trouve, acceptant notre cceur, KfalurtoTandale, & duplaafir fans peur. E L M I a E. i vous toute dire; & vdtre Rhetoriqae, Entermes affez forts, a mon ames'cxplique. fapprchendez-vous point, que je ne fois d 1 lire a mon Mari cette ealante ardeur r 'ipprchendez-vouspoint, que JC.IC.UJ dire a.mon Mari cette galante ardeur! t quele prompt avis d'un amour de la forte, t niit bien alterer l'amiti^ qu'il vous poi T A R T U F F E . 'humeur : quele prompt avis d'un amour de la lorfe, t put bien alterer l'amiti^ qu'il vous por;e r T A R T U F F E . kfcay que vous avez trop de benignite", it que vous ferez grace a ma temerite": bue vous m'excuferez fur l'humaine foibleffe, pes violens tranfports d'un amour qui vous bleflc > Itconfidererez, en regardant votre air, fluePon n'eft pas aveugie, & qu'un H o m m e eft de chiir, liil EurfK |