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Show 76 L E B O U R G E O IS S C E N E VI. MONSIEUR JOURDAIN , MADAME TOW DA1N , D O R A N T E, NICOLE, M. J O U R D A I N. '\7 OiVa deux cens Louis bien comptez. * D O R A N T E. Je vous aflure, Monfieur Jourdain , que je fa* a vous, & queje brute de vous rendreunfervT,, Coun CS;1 M. J O U R D A I N, Je vous fuis trop obl;ge\ 1) O R A N T E. Si M a d a m e Jourdain veut voir le divertiiTeMt Royal, je luy feray donner les meilleuresr la falle. F e^! Me J 0 U R D A J N. M a d a m e Jourdain vous baife les mains. D O R A N T E , bat a MonfieurJourdoin. Koftre belle Marquife, comme je YOUS ?.vir.j-par m o n billet, viendra tantoft ici pour le ballet le repas ; je Pay fait confentir enfin aucadeauq vous luy voulez donner. M. J O U R D A I N. Tirons-nous un peu plus loin, pour caufe. D O R A N T E . 11 y a huit jours que jene vous ay veu, &je •vous ay point mand£ de nouvelles du diamante vous m e miftes entre les mains, pour luy eofii prefenr de voftre parti mais c'eltque j'ayeutour les peines du monde a vaincrefonfcrupu'.e, & n'eft que d'aujourd'huy qu'elle s'eil refoiue a cepter. M. J O U R D A I N. Comment Pa-t-elle trouve ? D O R A N T E. Merveilleux •, & je m e trompeforr, o«labea liamant fera pour vous fur fon cfpritu de( admirable, PluftauCicl pour vous lur ion M. J 0 U S. D A I N. to G E N T I L H O M M E. Me J o u R D A 277 rt ,„A n cft une'fois avec luy, il ne peut le quit- / - TC luy ay fait D O R A N T E . <\)alu*~>o va loir c o m m e il faut la richef ' t i Unaafaeiar, dcsboncezquim'jcciblenr; ' CC fl[-"a'ns une con'fufion-la-plus grande d u m o n - -Jl.i^.7 vous"1 Eft-cequ'entre amisons'ar- X^StoWto > * ne ^riez^ves pas t mov'h memechofeV. l'occaflons'en oiTroit r P0U 7 M J O U R D A I N. Ho aifurement , & de tres-grand cceur. Me J o U R D A 1 N. Ooe fa P^fcnce m e pefe fur les epaules ! ^ DORANTE. Foarooy, je ne regarde rien, quand il faut fcrvir ' . & ] o r s que vous m e flites conudence de rdeur'que vous aviez prife pour cette Marquife reaM*,chez qui j'avois commerce, vous v.ftes que' abord'je m'offns de m o y - m e m e a fervir voftre a-our. M. [ 0 U K D A I N. Heft vray, ce font des bontez qui m e confon-ent. Me J o u R D A I Eft-ce qu'il ne s'en ira p o m r? N i COLE. lis fe trouvent bien enfemble. D O R A N T £. Vous avez pris le bonbiais pour roucher fon cceur. Les fernmes aiment fur tout les de'penfes qu'on fair our elles ; & vos frequentes ferenades, & vos :s continuels, ce fuperbefcud'artificequ'el-trouva fur l'eau, le diamant qu'elle a receu de oftre part, & le cadeau que vous luy prepare* , tout cela luy parle bien mieux en favour de'vjftre pour, que toutes les paroles que vous auriez p u luy pevous-merac. N • M m m 7 M. |