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Show - K <jU L' A V A R E,^BMP L A F L E C H E. Oui, Moafieur > & je m'eftois rendu ici pour vous attendre de pied ferme ; mais Monfieur voftre Pere , a chaffe dehors itrebattu. le plus mal-^racieux des h o m m e s , m'a ch malgre'moy , Stj'aycouru nfque d'eitre b C T. EV. AK NVI TT EF V ^ 5< C o m m e n t va noftre affaire ? Les^cnofes preffent plus que jamais ; & depuis queje ne t'ay veu, j'ay decouvert que m o n Pere eft m o n rival. L A F L E C H E. Voftre Pere amoureux ? C L E A N T E . Oui; & j'ay eu toutes les peines du monde a luy cacher lc trouble ou cette nouvelle m'a mis. L<§ nVcLrA**\d L A F L E C H E . feLmuoqyu fee- mte-uielrd ud 'maoinmedte \; D&e qiu'oaym oduira bal-et« si'la veiffte£ tf-aiiPt I ['*pout des gens baitis comme luy ? il y C L E A N T E . 11 a falu , pour mes pechez , que cette paflion luy foit venue en telle. L A F L E C H E. Mais par quelle raifon luy faire un myftere da YO. tre amour, f Jtv V/> Wy WO^C L E A N T E. Pour luy donner moins de foupcon , & m e confer. ver au befoin des ouvertures plus aif£es pour detour-ner ce mariage. Qifeile'reponfe t'a-t-on faite ? L A F L E C H E. M a foy , Monfieur , ceux qui empruntent font bien malheureux -, & il faut efiuyer d'etranges chofes, lors qu'on en eft reduit a paffer , comme vous, pat j les mains des FelTe-mathieux! t h n u ^ f f a Z j 4 ~~ C " T E A N T E . U/UyV/' L'afifaire ne fe fera point? ftvoi-U' L A F L E c H E. } »YV^ Vardonnez-moy Noftre Maiftre Simon, le Courtier qu'on nous a donne", h o m m e agifTant, & ple:n d e zele , die qu' il a fait rage pour vous ; & il afiure, que voftre feule phytionomie ldy a gagne' le coeur. i ™ C L R A N T E. K' 3'aurailcs auiazcmille francs queje demande C O M E D I E. ^^^^ 27 L A F L E C H E. Oui j mais a quelques petites conditions, qu'il ftudra que vous acceptiez, fivous avez de/Tem que les chofes fe faffenr. C L E A N T E - T'a-t-il fait parler a celuy qui doit prefter Pargent ? & L A F L E C H E. Ah' vrayment cela ne va pas de la forte. II appor-^/^ te encore plus de foin a fe cacher que vous, & c e / /j font des myfteres bien plus grands que vous ne p e n - ^ fez. On ne veut point du tout dire fon n o m , & J'on £ - doit aujourd'huy Paboucher avec vous dans une * \ maifonempruntee, pour eilre inftruir, par voftre £ bouche, de voftre bien, & d e voftre famille; & j e p. ne doute point que le feul nom'de voftre Pere ne ren- r ° deles chofes faciles. JK*<*J<J0 <L»0*+*S; & (jQ. C L E A N T E . y**> tVJftW ~f. Et principalement ma Mere eftant morte, dont on nepeutm'ofterle bien. . L A F L E C H E. Voici quelques articles qu'iladictez luy m e m e a noftre entremetteur, pour vous eftre moqtrez, avant que de rien faire. ?tu3Uf* 4V yt\j$)u*fpCi Suptft ptf /: Prcfcur vote toutes fes fewretez, & yie remprunteurfo:t majeur, & d'unejamille ok le bien foit ample, filide, affure , clair, & net dc tout embarras , en fera une bonne & exaBe obligation par devantun Notaire, le plus honnefte homme qu'il fipourrs, & qui pour cet effet fira , chtifiparkFrcfcnr, aupsel il importe le plus VeraaefoitdeucmentdreffS./l J ^ j ) , oyCnJtyt II n'y a rien a dire Iceh. * T * -**"** ** ^' L A F L E C H E. *TreJle*r, pourne charger fa con feience d\ mfcrupulc, pretend ne donner Con *r<,mt w . ]>auMiles<pi»etml!*francsqucjedenundej L A f an-donner fin argent qu'att Au denier dix-huit? Pa1|fc>ii „„v • n, " Il"'yapaSlieudefcSr e T O'l a < 1 U I < ; f t h 0 n - 1 E C H E. / Mats I |