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Show m fk t • 2.03 LE B O U R G E O IS SCENt xur ^ M O N S I E U R T O U R n A l N u ^ *VW- JOUW)AINCLEONTE, LUCIALFAM / M s M - ~ ~ ? COVIELLE, NICOLE. \ C L E o N T E. ^JOnficuf , je n'ay voulu prendre perfonne p0, vous faire une demande que jc mcidite il long-temps. Elle m e touche aflez pour m'en c W m o y - m e m e ; & fans autrtd&our, je vous diray' i'honneur d eftre voftre gendre eft une faveur 1 lieufc que je vous prie de m'accorder. M. J O U R D A I N. Avant que de vous rend re reponfe, Monfieur n% V veus Prie de m e ,dirc > fl vous e " « Gentilhomme' frlfiM*^'4"' cv*'*' c L E o N T ity*Mf-)Mi -^r Monfieur , la plufpart des gens fur cette queftion pLulfc n'hefttent pas beaucoup. On tranche lemot a| ment. Ce n o m ne fait aucun fcrupuTe a prendre l'ufage aujourd'huy femble en autorifer le vol. ft, m o y , je vous l'avoue , j'ay les fentimens fur cei matiere un peu plus defeats. Je trouve que toute in pofture eft indigne d i m honnefte homme, & qu'il« de la lachete a deguifer ce que le Ciel nousanj naiftre; a fejparerjtux yeux du monde d'un tiered robe": a fe vouloir donner pour ce qu'on n'eft ^e fuis ne" de parens, fans doure, qui ont tenu charges honorables. Je m e fuis acquisdans les, mes i'honneur de fix ans de fervice, & je metre affez debicn pour tenir dans le monde un rang an paffable ; mais avec tout cela je ne veux pointi donner un nom ou d'autres en ma place croirokl pouvoir pretendre ; & je vous diray franchen que je ne fuis point Gentilhomme M J O U R D A I N. Touchez-la, Monfieur. M a Fille n'eft pas poj VOUS. C L E O N T E . Comment ? M. J 0 U R D A I K. Yous n'eftes point GeMilhQmoe, TOUS n'aB «a Fille, S E N Me T I L H O MM J O U R D A I N . 29? One voulez-vous done dire avec voftre Qentil-i, mine? Eft ceque nous fommes, nous autres, dc i/coftede S.Louis? M. | O U R D A I N. Xaifez-vous, m a femme, je vous vois venir. Me J O U R D A I N . pefcendons-nous tous deux que de bonne Bourv ceoiile ? _ & M J O U R D A I N. Voila pas le coup delangue? Me J O U R D A I N. E voftre Pere n'eftoit-ii pas Marchand aufll-bie» quele mien? UrW^y s M. J o U R n A I M. Pefte foitde la femme. Elle n'y a jamais man-* .„£ Si voftre Pere a eftc Marchand , tant-pispouc L mais pour le mien , ce font des mal jmjez aui'difenc cela. Tout ce que j'ay a vous dire, Joy, c'eft que je veux avoir un gendre GentiN homme, Xfe J O U R D A I N. Il faut a voftre Fille un mary qui luvfolc propre * il vaut mieux pour elle un honnefte h o m m e ri- : & bien fait, au'un Gentilhomme gueux & mal NICOLE. Cela eft vray. Nous avons lefils du Gentxlhom* jsede noftre village, qui eft le plus grand Malitorne ieplus fotDadais que j'aye jamais veu. y^-S£&9ft frhWy M. J O U R D A I N . J out Taifez-vous , impertinente. Vous vous iourrez^ toiijours dans jaconverfaLion; j'ay du bien aiJez* pr ma Fille, j e n'ay befoin que d'honneur, & j e la WxfaireMarquife. ^QVLVy Me J 0 U R D A I K. A * Marquife! ~,y*f . (**& ^ ^ - M, J o u a »<Z iJ{&^*** f**V Ouy Marquife. Me J O U K DA Heias! Dieu m'en garde. M. J 0 U R D A I Jf, C'tactofc que j'ay refolue, Nun a Mc i N. •i> |