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Show 32 V A V A R E, H A R P A G O N . Ofes-tubien, apr£s cela , paroiftre devant moy? C L E A N T E . Ofez-vous bien, apr£s cela, vous prefenter aux yeux, du monde ? h. H A B P A G O N fflm de honte , dy moy, d'en venir a ces debauch de te precipiter dans des depenfes ef-froyables? & de faire una honteuic difluanoridu bien que tes parens t'ont amaiTe avec tant deiueJrf> (y w t ly#2»J0u C L E A N T E . ,'v^^NercugiAcz vous point, de deshonorer voftre * ^condition, paries c m nerce* que vous faites? de tj facrfier gloirelffreput^tioii , au defu infatiable d'en-i *'_ talTer efcu fur efcu ? & de rencherir , en fait d'inte. ^J^refts, fur les plus infames luOtiijteYqu'aycnt jamais [ L / inventus les plus celebrcs ufuriers ? H A R P A G O N Ofte toy de mes yeux, coquin , ofte-toy de mes yeux. C L E A N T E. '. Qui eft plus criminel, a voftre avis, ou celuy qui achete un argent dont i! a befoin , ou bien celui qui vole un argent dont il n'a que faire ? P H A R P A G O N. Retire-toy, tedis je , & n e m'e'chauffepasle$r> reilles. Je ne fuis pas faerie" de cette avanture ; &ce m'eftun avis de tcnir l'oeil, plus que jamais, fur toutes fes actions. SCENE III. EROSINE, HARPAGON. F R O S I N E. ~\AOnfieur.., • HARPAGON. Attendez un moment. Je vais revenir vous parler ^Apart. Il eft a propos que je fafleun petit tour a m o n argent. 5 O M E D I E ^ ^ C E N E IV. LA FLECHE, FROSINE. L A F L E C H E. T 'Avanture eft tout a fait dr6le.Il faut bien qu i LquelqUe part un ample magafin de hardesjear n n'avons rien reconnu au memoire que nous avons. lait nous He" c'eft toy, mon pa cette rencontre * F R o s I N E. uvre la Fleche! d'ou vient Ah, ah , c ' t L l y J r c ^ l i ^ ^ p ^ l Ce que je fais par tout ailleurs; nPentremettre d'affaires, me rendre ferviable aux gens, & pronter ^ du mieux qu'il m'eft pollible des pctits talens que )tf^ puis avoir. Tu fcais que dans ce monde il faut vivre^,' 'd'zdvetfej &qu'auxperfonnes comme moy le Ciel Tni'and udfotnrvi.e.6 d'autresrentes, que Pintrigue , & que L A F L E C H E, As-tu quelque negoce avec le patron du logis ? F R O S I N E. Oui, je traitte pour luy quelque petite affaire, dont j'efpere une recompenfe. L A F L E C H E. Deluy ? A h , ma foy, tu fera s bien fine , fi tuen tires quelque chofe; &jete donne avis que Pargent ceans eft fort cher. F a o s i N E. Il y a de certains fervices qui touchent merveilleu- * fement. ,v **" af/iaa, o/ta v w y m u t A - < L A F L E C H E. Je fuis voftre valet i Situ ne connois pas encore le Seigneur Harpagon. Le Seigneur Harpagon eft de tous les humains , l'humain le moins humain; le da/4t?0Uel de tOUS Jes morceis Je Plus dur, & leplus _ £ w & II n'eft point de fervice qui pouffe fa recon-noilTance jufqu'a luy faire ouvrir les mains. Dela SCE- r Jouange, de l'eftime, de la bienveillance en paro-les & de 1 amine" tant qu'il vous plaira; mais de Urgent, point d'affaires. Il n'eft rien de plus fee & Bbb 5 dt |