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Show . a^6 L ' l M T O S T E UR Le fecret que Pon doit aux affaires d'Etat • Et m e vient d'envoyer un avis dont la fu;t* Vous reduit auoarti d'une foudaine fuite Le fourbe, qui long-temps a pu vous imn0fer Depuis une heure J au Prince a fceu vous Z r Etremettreenfes mains, dans les trairvS?' jette, 5iraitMu'ilYg D'un Criminel'd'Etat, l'importante calTette Dont, au mepris , dit-il, du devoir d'un Smet Vous avez conferva le coupable fecret ' 3'ignorc ^ detail du crime qu'on vous* donne Mais un ordre eft donn£ contre vdtre , w ' Et lui-meme eft charge, pour m i e u x f c D accompagner celui qui vous doitarreter. Voila fes droits armez, & c'eft par ou le t„u D e vos biens qu'il pretend, cherche a fe rendrc' ORGON. L ' h o m m e eft , je vous l'avoue , un mediant VALERE. L e moindre amulement vous peut ^tre fatal j a y , pour vous emmener, m o n carofTe a la L . A v e c mille Louis qu'ici je vous apporte N e perdons point de temps, le trait eft'fcudiw Et ce font de ces coups que l'on pare en fuyant A vous mettre en lieu feur, je m'ofTre poire" te, F t veux accompagner, jufqu'au bout, votre fife O R G O N. Las! que ne dois-je point a vos foinsobligeans? Tour vous en rendre grace, il faut un aurreremps- Et je demande au Ciel, de m'et-re aflezpropice, Pdur reconnoitre un jource genereux fcrvice. A d i e u , prenez le foin vous autres..« C L E A N T E , Allez-tot; N o u s fongerons, m o n frere, a faire ce qu'il faut. C O M E D T E. 12- SCENE DERNIERE. r,FY£MPT, TARTUffi>, VALERE, 1 0 R G O N , E L M I R E, M A R I A N E , &c. TARTUFFE. rf Out beau, Monfieur, tout beau, necourez point i fi vice, s n'irez pas fort loin, pour trouver votre gite , Etde- Trai ius n'irezp« **/*...«.» , r .--..- . vo A la part du Prince, on vous fait pnfonnier. • v ORGON. f•t rlee ,c otuup m, ef cgealredroaits, cpea rt roauit t puo mu're lxep deedrineiser,. Ft voila couronner toutes tes perfidies. T A R T U F F E . Vos injures n'ont rien a m e pouvoir aigrii•, _ Fr ie fuis, pour le Ciel, appns a tout fouflnr. rJ c L E A N T J.. Lamoderation eft grande, je l'avoue. D A M I s. Comme du Ciel, Pinfame impudemment fejouel T A R T U F F E . Tous vos emporremens ne fcauroienr m'emouvoir, Eijenefongearien, qu'a faire mort devoir. M A R I A N E . s avez de ceci, grande gloire a prerendre , tcet emploipour vous, eft fort honnete a pren« dre. T A R T U F F B. Un emploi ne fcauroit etie que glorieux, Quand il part du pouvoir qui m'envoie en ces IfeuXi O R G O N . Maist'es-tu fouvenu que m a main charitable, Ingrat, t'a retire" d'un etat miferable r* T A R T U F F E . iii j je fcai quels fecours j'en ai pu recevoir; isl'interct du Prince eft mon premier devoir. De ce devoir facre' la juffe violence EtoufTedans mon cceur toute reconnoiffance; Etjefacrifiroisa defipuifnmsnceus, Ami, femme, parens, & moi -meme jyec euxi Kkk6 Eu |