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Show 35* Ouy, M. [. DE POURCEAUGNAC M. DE POURCEAUGNAC. &bois encoremieux. i • M F. D E c i N. T»nt Pis j cette grande appetition dufroid a, ^ m i d e 5uCft T,i n d ; c a c i o n ^ la chaleu K , refTe qui eft au dedans. Dormez-vous fort > M. DE POURCEAUGNAC. Ouy, quand j'ay bien foupe. I. M E D £ c I N. Faites-vous des fonpes * M. DE POURCEAUGNAC. Quelquefois. i. M E D E c i N. De quelle nature font-ils ? M. DE POURCEAUGNAC D e la nature des fonges. Quelle diable de co«, lation eit-cc la ? I. M E D E C 1 N. V o s dejections , c o m m e n t font-elles ? M. DE POURCEAUGNAC. Ma foy je ne comprens rien a toutes ces queftionj & je veux plutot boire un coup. I. M E D E C I N. U n peu d e patience , nous allons raifor votre affaire devant v o u s , & nous le fetons en F } eois, p o u r etre plus mtelligibles. M. DE POURCEAUGNAC, Q^l^r^iflifo'rmement faut-il pour manger morceau 1* * * c 1. M E D E C I N, C o m m e ainfi foit qu'on ne puiffe guerirune mi I % d i e , quo'cm p e la conneftfe parfaiiement, & qu1 ne* la pMrCe.'parfaitement connoitre , fans en bi etablir l'idee particuliere & la veritable efpece,p fesfignes diagnoftiques & prognoftiques; vous permettrez , Monfieur notre Ancien , d'entrer confideration d e la maladie dont il s'agit, avantq d e toucher a la therarmitique & aux remedes qu' nousconviendra faire pour la parfaite curatioi. i,: celle. Je dis d o n e , Monfieur, avec votre perm fion, q u e n6tre Malade ici prefent, eft malheu reuferr.ent attaque, affect , pofTede, travail]*! ceuc forte de folie que nous nommons fort bien • in' O M E D I E. 353 „«« hvpocondriaque , efpece de folie tres-pelancolie nyy ^ d e m a n d e pas moins qu un &T\ comme vous, confomme dans n6tre art; "Jculape eo» ^ blaBchi p c o m m e o n dit, u5' V L\* & auquelil en a tantpafte par les I 5 l f rnue'sles facons. Je 1'appelle melancolie i n StdnSe pour la dlrtinguer des deux au- -ypocoi: naruq" » e u SriUUr Ant\v.mevu: a fon e ceicuxc v'*"-" „ trois efpeces de cette maladie que nous rdin2ir melancolie , ainfi appellee non feule- "^Latins, mais encore par les Grecs i ce ntpabr ien a remarquer pour notre affaire La ui e11 ^ nui rientd* propre vice du cerveau; la ' T ' o u vkn" de t W l e fang, fait & rendu llire, la troifieme,appellee hvpocondriaque, ^ a n6tre, laquelle procede du vice de quell e d u bas ventre, & d e la region infeneu- US £ particulierement de la ratte, dont la cha- & 'inflammation porte au cerveau de notre iVbSucoup de fuligines epaiffcs & crafTes, 1 1 vapeur noire & mahgne caufe deprava- • ux fonftions de la faculty PnncefTe & fait ladie dont par n6rre raifonnement deft m a - Sentatteint fcconvaincu. Qu'ainfi tie foit, diagnoftique inconteftable de ce que je dis, n'avez qu'a confiderer ce grand feneux que I voyez j cette trifteflc accompagiiee decrain- &declefiance, fignes pathognomoniques & indi-dnels de cette maladie , fi bien marquee chez divin vieillard Hipocrate : cette phyfionomie, s yeux rouges & hagards , cette grande barbe, ^ e habitude du corps menue, ^reile, noire & hie, lefquels fignes le denotent tre's-affecte' &t\JjL*J ' -e maladie, procedanre du vice des hypocondres; ^* quelle maladie par laps de temps naturalifce , en- . habitude, & ayant pris droit de bourgeoifie elm, pourroit bien degenerer, ou en manie, en phtifie, ouen apoplexie , ou m e m e en fine hrenefie & fureur. Tout ceci fuppofe", puis qu'une aladie bien connue eft a demi guerie , car ignoti hefl euratio uorbi, il ne vous fera pas difficile convenir des remedes que nous devons faire a nfieur. Premiercment , pour remedier^a cette |