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Show R 398 LES FOURBERIES O C T A V E . La curiofite-me fitprefler Leandre devoir c, c'etoit. Nous entrons dans une Salle n., „" .at,* v^llpfprnm. - J„ } ° U nOUS V0 que voyons >nte - **"*•** v4J.iv* 0 « > l l P fill t)r\ une viGille femme mourante, affift<i^m S/°y< qui faifoit des regrets , & d'une ieunefini"^ fundante en larmes, la plus belle. &'ia D i " "e ^ te qu^on puifle jamais voir; £&C O u cJ»at V E. A. Hi$hf tuaJl^cjaat, O C T A V E . Une autre auroit paru effroyable en l'etat n,,.ii feoit 5 car elle n'avoit pour habillcment q u C !? chante petite jupe avec des Brajges de nui n t foient de fimple futaine ; & f a T ^ r W eio ,1 rl7»n cornctfe jaune, retrmuTee au haut defa tete y,aJaiHoit tomber en defordre fes chevcux fur fes £ >r7 les; & cependant faite comme cela , eUe bn'lloitt" « / ;milie attraits , & ce n'etoit qu'agremens & que char mes , que toute fa perfonne. tiAY^(i(fUfrx/f ' S C A P I N . Je fens venir les chofes. O C T A , Situ l'avois veue , Scapin, en l'etat queje dis tui'aurois trouvee admirable. S C A P I N . O h je n'en doute point; & fans l'avoirveue, ie vois bien qu'elle etoit tout-a-fait charmante. O C T A V E . Ses larmes n'etoient point de ces larmes defa-1 greables , qui de'figurent un vifage 5 Elle aroitl pleurer, une grace touchante ; & fa douleur etoitlti plus belle du monde. S C A P I N, Je vois tout cela. O C T A V E . Elle faifoit fondre chacun en larmes, en feiet-tant amoureufement fur le corps de cette mou-, rante , qu'elle appelloit fa chere mere ; c\ il n'y] avoit perfonne qui n'eut 1'ame perceede voir un ft] bon nature!. S C A P I N. En effer, cela eft touchnnt, & je vois bien cue cebonnaturel-layousla fit aimer. GCTA-H D E S C A P 1 N . ^ B P ^ 399 O C T A V E . Ah! Scapin, un barbare I'auroit aimde. S C A P I N . . /t_J<njJi Allurement. Lemoyendes'en empecher? ^^v%aA O C T A V E . ~~~Zs^y] Apres quelques paroles , dont je tachai d^louH cir la; douleur de cette charmante affliaee , nouslor-timcs de la j & demandant a Leandre ce qu'il lux fetnbloit de cette perfonne, ilme re>ondit froide-mentqu'il latrouvoit affez jolie. Je fus pique dela froideur avec laquellc il m'en parloit, & je ne voulus point lui decouvrir l'effet que fes beautez avoient fait fur mon a me. S I L V E s T R E. Si vous n'abregez ce recit , nous en voila pour iufqu'a demain. Laiffez-le moi flnir en deux mots,, fon cceur prend feu de's ce moment. Il ne fcauroic plus vivre, qu'il n'aille confoler fon aimable affli-gee. Ses frequentes vifites font rejetteesde la fer-vante , dcven'ue la gouverfiante par le rrepas de ja mere ; voila mon h o m m e au defefpoir. Il preife, fupplie, conjure; point d'affaire. On lui dit que la fille , quoi que fans bien , & fans ap-puy , eft de famille honnere ; & qu'a moins que ^ uj del'epoufer, on.ne peur fouffrir fes pourfuitcs.^ Voila fon amour augmence par les di^cuTrezT IL, /4 confulte dans fa tete , ajite, raifonnc, balance ^ t < prend fa refolution; Le vdiTa marie" avec eUe depuis trois j ours. 3 a^e*4r/ •'• r <- onfftt f/, S C A P I N . J'entcns. S I L V E S T R E . Maintenant mets avec cela le retour imprdveu du Pere, qu'on n'attendoit que dans deux mois; La dtfeouverteque l'Oncle a faitc du fecret du notre mariage, & I'autre mariage qu'on veut faire de lui avec la ftile que le Seigneur Geronte a eue d*u-ne ftconde femme qu'on dit qu'il a epoufee a Ta-rente. O C T A V E . EtpardefTus rout cela, mets encore I'indigence oil fe trouve cette aimable perfonne, & i'impuiflan-eeoujcmcvoisd'avoirdequoi la fecourir, Sc A- • 1 m K |