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Show . 1Q4 L'lMr O St EUR, E L M I R E. Je fuis fort oblige a ce fouhait pieux • Mais prenons une Clvaifc , afin d'etre unpeUn,' T A R T U F F E . Comment, de votre mal, vous fentez-vom... • T.- T x, . « WUJ«irii'. tlMIKE, Fort bien j & cette fievre a bien-tot quitteprif T A R T U F F E . C' Mes prieres n'ont pas le merite qu'il faut Tour avoir attire' cette grace d'enhaut; Mais je n'ay fait au Ciel nulie devote inftance Oui n'ait eu pour objet vorre convalcfcence * E L M I R E. Votre zele pour m o y s'elt trop inquiete*. T A R T U F F E . O n ne peut trop cherir votre chere fame" • Et pour la retablir , j'aurois donne' la mie'nne, E L M I R E. C'eft poufterbien avantla charity Chretienne- Et je vous dois beaucoup, pour toutes cesbon'ta T A R T U I F E. Je faisbien moins pour vous, que vous nemci E L M I R E, J'ay voulu vous parler en fecret d'une affaire Et fuis bien aife , icy , qu'aucun ne nous eclaire. T A R T U F F E . J'en fuis ravi de m e m e \ & fans doute ilm'eftdir M a d a m e , de m e voir feul a feul, avec vous. Celt une occafion qu'au Ciel j'ay demands, Sans que, jufqu'a cette heure, il me l'ait accord* E L M I R E Pour moi, ce que je veux, c'eft un mot d'entretiec O u tout vdtre cceur s'ouvre, & ne me cache rien, T A R T U F F E. Et je ne veux aulTi, pour grace fmguliere, Q u e montrer a vos yeux mon ame toute entiere; Et vous faire ferment, que les bruits qoej'aj&M Des vifites qtfici re9oivent vos attraits, N e font pas, envers vous, 1'efTet d'aucunehamc; Mais plutot d'un tranfport de zele qui m'entnto Et d'un pur mouYement... t L M 1 R Ei Jele press bien M> C O M E D I E. et crois que m o n falut vous donne ce foucy. t-lU A o IT V V VI. *i m T A R T U F F E . f*Y fatV* Ultty fcrre les bouts des doigts. ' J f c •£,- A-! Madame, fans doute; & m a ferveur eft telle... UU ' E L M I R Ey """ 0,,f vous m e ferrez trop. T A R T U F F E . C'eft par excels de zele. m faire aucun mal, je n'eus jamais deilein* Eti'aurois bien plutot... 11 luy met la main fur legenotu E i M i R E. Que fait la votre main ? T A R T U F F E . y ' t Ave vcrre habit, l'Cto^e en eft mouelleufe. J nb E L M I R E. h - de grace, laifTez, je fuis fort chatouilleufe. Merecnlefa Chaife, & Tartuffe rafproche lafienne, T A R T U F F E . nDieu, que dece Point l'ouvrage eft merveiW leux! travaille aujourd'hui d'un air miraculeux; arnais, en route chofe, on n'a veu fi bien faire* E L M I R E. eft vray. Mais parlons un peu de notre affaire* tient que mon Mari veut degager fa foi, vous donner fa fille. Eft-il vray, dites- moi ? T A R T U F F E. m'en a dit deux mots: mais, Madame, a vrai dire, e n'eft pas le bonheur apr& quoyje foupire, je vois autre part les merveilleux attraits lafelicite' qui fait tous mes fouhaits. E L M I R E. 'ell que vous n'aimezrien des chofes de la Terre* T A R T U F F E. n fein n'enferme pas un cceur qui foit de pierre. E L M I R E . our moy je croi qu'au Ciel tendent tous vos foupirs, r que rien > icy bas, n'arrete vosdefirs. T A R T U F F E. ^amour qui nous attache aux Beautez &ernelles > etouffc pas en nous iramour des temporelles. feos facUemeat peuyenIti ie' tre charmez Pel |