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Show 9 362 LA DANSE du Marais ou de la Place Royale. Les peintres placent assez ordinairement les nains a cote d'un chien ou d'un co-clfon, afin de faire apprecier la taille du dolope ou du myrmidon. II faut, dans les arts, du merveilleux, de Paudace, du prestige; il n'y en a plus, si tout est materiel, si vous entassez des tabourets pour soutenir les marches d'un perron ou d'un petit sentier sur lequel une troupe degeants se presse; car la mem e raison qui fait que la taille del'hom-m e rapetisse la montagne ou la colline, donne a la stature ordinaire des acteurs une forme exageree, et qui ne s'accorde jamais avec les lignes de la perspective. Plus on voudra rend re les decorations materielles, et plus on s'eloignera de la verite. II est des bornes qu'on ne saurait franchir, sans mettre en evidence Pimpuissance de Part et la sot-tise de Partisle; le progres est alors un • . . , . , . .4SSS ET LES BALLETS. 353 Pas vers la decadence, vers la ruine Lesto.Ies peintes des Italiens, m suc-cedant I'une a l'autre avec rapidite, don-nent b.en plusde satisfaction aux sp,c-tateurs, q U e toutes ces montagms (n abrege, dontil fautattendre la construction pendant trois quarts d'heure. Les decorateurs ne reussissent pas toujours a repre.enter au naturel le balcon de Bartboio, et leur risible audac, voudrait nous offrir des vallees et des palais, des galer.es et des escaliers praticables' A u theatre, tout est faux, depuis la prima donna, qui exprime son amour en cl.an-tant, jusqu'au cheval de Franconi, qui I'le du poivre a cote des quinquets, pour avoir Pair de trotter. Le publ.c fait de grandes concessions a ceux qui lui Feparent des representations dramati-ques; d se plait a etre tromp6; profile* de ces depositions bieaveillantes, et n'al-lez pas provoquersa mauvaise hu.neur |