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Show r m • J 244 LA DANSE « pourra-t-il maintenant ecouter de u belle musique sans etre au supplice, (( et voir de magnifiques ballets sans ce tendrele cou.Non seulement le parte terre est assis , mais il est en gradins « et s'eleve depuis Porchestre jusqu'au- (( dessous des premieres loges,en of-a frant un superbe amphitheatre. 11 « faut esperer que les directeurs de nos « autres spectacles, determines par cet « exemple , donneront plus de pente a a leur parterre,etsacrifieront quelques « loges a cette amelioration , jusqu'a cc ce que, guides par les anciens, nous a changions totalement le systeme de ({ nos salles de spectacle,en leur donee nant toute la majeste qu'un grand peuple doit imprimer a ses monu- « mens. K O n a repeint la majeure partie de (( la salle, et notamment les ornemens « des loges. Mais le tout a peut-etre « • 1 y,u 1 « (( ET LES BALLETS. 245 « encore conserve ce ton de couleur rose, ce genre d'ornemens frivoles « et accumules, si fort en vogue vers le milieu de ce siecle , et qu'on pour- « rait appeler a la Pompadour. » Nos romantiques croyaient peut-e*tre avoir trouve ce mot: il existait pour-tant en Pan II de la Republique , et se trouve consigne dans la Decade philo-sophique, journal qui m'a fourni quelques renseignemens. Le redacteur de la Decade, par amour pour Pantiquite, semble vouloir que Pon chante l'opera, et qu'on joue la comedie et le vaudeville dans des theatres en plein air, construils sur le modele des cirques de Nimes et de Verone. C'est alors que nos virtuoses auiaient besoin d'un porte-voix du plus gros calibre. Le ballet ambulatoire, invente par Bacchus, adopte par le roi David qui dansait devant PArche sainte avec ses |