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Show '6 LA DANSE en jouirent. Les privileges n'existaient point alors ; cette peste feodale ne devo-rait pas les entreprises dramatiques. II fut loisible a Bathyle d'elever un theatre a cote de celui de Pylade, a la grande satisfaction des nombreux amateurs de la pantomime, et les deux etablissemens riyaux prospererent egalement. La liberality desempereurs, lagalanteriedes dames de la cour, offraient de notables subventions aux danseurs a la mode, et m e m e auxfigurans que des formes athle-tiques et d'heureuses dispositions ap-pelaient a remplir des roles dans les Travaux d'Hercule, ballet qui jouis-sait de la faveur constante du public. Les talens de Pylade et de Bathyle pour Pexecution repondaient a la har-diesse, a la beaute du genre qu'ils osaient porter sur la scene. Pylade surtout, qui en etait l'inventeur, avait une imagination feconde, qui lui donnait chaqua _~^m*ai :. i I » , I i, i : . ET LES BALLETS. f] jour quelque nouveau moyen de plaire a ses admirateurs. II augmenta le nom-bre des instrumens, forma des choeurs de danse qu'il joignit a ses representations , et regla leurs pas et leurs figures selon les diverses situations du drame. II habilla ses acteurs avec magnificence, et ne laissa rien a desirer pour faire nai-tre, entretenir, et porter a son dernier periode le cbarme de l'illusion. fisope el Roscius avaient fait, par leur declamation, les delices des Romains; la poesie dramatique etait, de leur temps, en possession des grands spectacles. La danse theatrale s'en empara a son tour : Pylade et Bathyle firent ou-blier fisope et Roscius. Leurs ballets tragiques, comiques ou satiriques, fa-rent regardes c o m m e la perfection de chacun de ces trois genres, alors en usage. II ne fut plus question que de pas, de mouvemens, de gestes, d'attitu- |