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Niagara Falls

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Identifier SixMoisChronological.xml
Title 1885 and 1886 : Images from Albert Tissandier's trips to North America during 1885 and 1886, in the approximate order of their creation.
Type Text
Format image/jpeg
ARK ark:/87278/s6bk1cds
Setname uu_umfa_at
Date Created 2004-02-02
Date Modified 2006-12-07
ID 415994
Reference URL https://collections.lib.utah.edu/ark:/87278/s6bk1cds

Page Metadata

Identifier 1978_302_niagraFalls.jpg
Title Niagara Falls
Alternate Title Chûte du Niagara coté Americain et coté Canadien.
Artist's Notation "Dessin paru dans la Nature, No 1302, 14 mai 1898."
Creator Tissandier, Albert 1839-1906
Subject Niagara Falls (N.Y. and Ont.)--1880-1890; Waterfalls--Niagara Falls (N.Y. and Ont.)--1880-1890; Landscape drawings--1880-1890
Description Associated text from Albert Tissandier's book Six mois aux États-Unis : voyage d'un touriste dans l'Amérique du nord suivi d'une excursion à Panama (Paris : G. Masson, [1886]), p. 215, 282-287: "[p. 215] Le lendemain je partais pour le Niagara, mais je ne parlerai ici de ses chutes splendides qu'au dernier chapitre, puisque dans un espace de douze mois j'ai eu la bonne fortune de pouvoir les contempler en été, août 1885, et en hiver, mars 1886. [p. 282-287] A dix heures du soir, nous étions enfin au Niagara, installés dans le seul hôtel ouvert en hiver sur les rives canadiennes, à Prospect house, en face des chutes. La neige tombait en gros flocons! Pour des personnes venues de l'isthme de Panama en un espace de temps si rapproché, c'était un contraste bizarre. De 30 à 33 degrés de chaleur que nous avions nuit et jour, nous étions descendus à 5 ou 6 degrés au-dessous de zéro. Il me sera permis ici de me reporter, comme je l'ai dit page 215, à quelques mois en arrière, époque où je faisais ma visite d'été aux chutes du Niagara avant de me rendre à Albany et à Boston. Le lecteur aura ainsi deux impressions : le Niagara en été et en hiver. Le 21 août 1885, j'arrivais à Clifton house, hôtel canadien admirablement situé sur le bord des hautes murailles qui enferment le Niagara. La nuit commençait déjà et des nuages noirs immenses couvrant tout l'horizon faisaient ressortir les chutes qui semblaient blanches comme la neige. Des éclairs splendides d'un éclat formidable ont éclairé ce superbe tableau. Voir ainsi le Niagara avec un ciel d'orage ne saurait suffire évidemment pour en juger, mais il serait difficile de contempler une scène de la grande nature plus étrange, plus fantastique. Descendu jusqu'au bord de l'eau à la lueur des éclairs et des faibles rayons de la lune, voilée à tous moments par les nuages courant dans le ciel, j'étais émerveillé à l'aspect des vapeurs produites par les cataractes. Elles s'élevaient dans le ciel avec des lueurs magiques produites par les éclairs. Le bruit des chutes se mêlait au roulement des coups du tonnerre lointain; ils ajoutaient encore à ce spectacle qui me semblait être une vision féerique. Le lendemain, l'orage de la nuit passé, j'ai pu voir alors avec un ciel brillant et clair le Niagara sous tous ses aspects divers. Je dois dire ici, comme tous ceux qui ont eu le bonheur de le visiter, que cela est grandiose, que cela est merveilleux. Je suis resté trois jours en contemplation, allant des chutes aux rapides, et ainsi de suite; traversant bien fréquemment le pont suspendu qui réunit les rives canadiennes à celles des États-Unis. On aurait plaisir à rester davantage encore, car ce sont des scènes dont on ne saurait jamais se lasser. C'est un Français, Robert Cavalier de la Salle, fils d'un riche marchand rouennais qui, venu au Canada au printemps de l'année 1666, a fait le premier la découverte des chutes du Niagara. Fermement convaincu à la suite d'aventureuses explorations dans les terres lointaines du pays que les eaux du Mississippi se jetaient dans le golfe du Mexique et non dans l'océan Pacifique, comme on le croyait généralement alors, il voulut consacrer sa vie à ces intéressantes recherches, espérant donner à la France l'immense territoire tributaire des eaux du grand fleuve, et étendre par ses découvertes les relations commerciales déjà établies. Il revint en France, et put obtenir une entrevue à ce sujet auprès de Louis XIV. Un vaste territoire lui fut concédé; et dès son retour au Canada, il construisit, pour défendre la nouvelle colonie contre les Indiens, un fort avec des tours de pierre qui reçut le nom de Frontenac. Une construction analogue était aussi conçue par lui pour défendre l'embouchure de la rivière du Niagara. C'est lui qui fit exécuter, pour faciliter l'exploration de ces pays ignorés, le premier navire le Griffin, qui fut lancé le 7 août 1679 sur le lac Erié. Cavalier de La Salle avait comme compagnon de voyage dans ses explorations un missionnaire catholique, le père Louis Hennepin; c'était un savant ayant des connaissances multiples sur la géologie, l'histoire naturelle, la botanique, etc. Il a laissé de nombreuses relations scientifiques de toutes ses pérégrinations. Ce sont ces deux hommes hardis et courageux qui virent les premiers les chutes du Niagara en décembre 1678. Le père Hennepin en donne une description qui diffère peu de celle qu'on pourrait faire aujourd'hui. Les chutes du Niagara étaient menacées depuis de longues années de devenir victimes de l'industrie américaine. Du côté des États-Unis, les îles si belles qui séparent les chutes, goat islands et les three sisters allaient se détruisant peu à peu à cause du voisinage des usines qui les possédaient; sur les rives canadiennes il en était de même. Les deux gouvernements ont pris enfin une heureuse décision. D'accord entre eux pour rendre au Niagara toute sa splendeur, les usines sont expropriées et déjà, du côté américain, on commemçait à les démolir entièrement lors de ma visite pour remettre à leur place quelques plantations et rendre aux rochers leur aspect primitif. Les touristes peuvent dès maintenant circuler dans tous les nombreux points intéressants, sans payer comme autrefois des redevances exagérées. Le côté canadien sera aussi amélioré et débarrassé des constructions qui font encore mauvais effet sur le haut des falaises. Les chutes ont, comme on sait, une hauteur de 60 mètres environ sur presque toute leur étendue. Elles tombent des hauteurs du lac Érié, divisées en deux branches par les îles dont nous avons parlé. Au niveau du lac Érié, les eaux ont formé déjà une pente rapide avant de s'élancer du haut des falaises du Niagara, et c'est un spectacle superbe de les voir se précipiter en vagues tumultueuses le long des bords de Goat island. Sur les rives canadiennes surtout, le coup d'oeil est superbe, la plus grande largeur des chutes et de ce côté, elles forment en tombant un immense fer à cheval, du fond duquel s'élèvent des colonnes de vapeurs qui montent dans le ciel jusqu'à une hauteur de 2 à 300 mètres lorsque le temps est calme."
Published Location Reproduced in the exhibition catalog, Albert Tissandier : Drawings of nature and industry in the United States, 1885, by Mary F. Francey ([Salt Lake City, UT] : Utah Museum of Fine Arts, 2001), p. 61.
Related Image For the engraving done by Henri Thiriat from this drawing see http://content.lib.utah.edu/cgi-bin/docviewer.exe?CISOROOT=/UMFA&CISOPTR=209&CISOSHOW=54
Publisher Utah Museum of Fine Arts
Date 1885-08-22
Type Image
Format image/jpeg
Source Albert Tissandier: Drawings of Nature and Industry in the United States
Language fre
Rights Management Digital image c2001 Utah Museum of Fine Arts, University of Utah
Source Physical Dimensions 35.56 cm High x 42.29 cm Wide
Source Characteristics Graphite and brush applied ink on paper
Light Source Kaiser Softlite ProVision 6x55W flourescent 5400K daylight
Archival Resolution TIFF: 4032 x 5039 pixels
Display Resolution JPEG: 900 x 1237 pixels
Bit Depth 36-bit color
Scanning Device Leica S1 Pro scanning camera; Hasselblad CFi 50mm F/4 lens; f/11
Exhibit Catalog ISBN: 0-9657215-0-7; Library of Congress Catalog Number: 2001094211
Setname uu_umfa_at
Date Created 2004-06-29
Date Modified 2004-06-29
ID 415822
Reference URL https://collections.lib.utah.edu/ark:/87278/s6bk1cds/415822