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Evening Soiree with Ute Indians in the Kaibab Forest with the American Neighbors and Mormons from Kanab at Mangum Spring, Arizona.

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Identifier SixMoisChronological.xml
Title 1885 and 1886 : Images from Albert Tissandier's trips to North America during 1885 and 1886, in the approximate order of their creation.
Type Text
Format image/jpeg
ARK ark:/87278/s6bk1cds
Setname uu_umfa_at
Date Created 2004-02-02
Date Modified 2006-12-07
ID 415994
Reference URL https://collections.lib.utah.edu/ark:/87278/s6bk1cds

Page Metadata

Identifier 1978_244_soiree.jpg
Title Evening Soiree with Ute Indians in the Kaibab Forest with the American Neighbors and Mormons from Kanab at Mangum Spring, Arizona.
Alternate Title Soirée et nuit avec les Indiens Utes de la forêt de Kaibab et les americains mormons de la Clairière - (Arizona) Mangum Spring.
Artist's Notation "dessin paru dans la Nature."
Creator Tissandier, Albert 1839-1906
Subject Campfires--1880-1890; Indians of North America--Social Life--Arizona--1880-1890; Forests--Arizona--Coconino County--1880-1890; Night--1880-1890; Kaibab National Forest (Ariz.)--1880-1890; Mangum Springs (Ariz.)--1880-1890
Published Location This image, engraved by H[enri] T[hiriat], was published in La Nature, no 700 (30 Oct 1886), as figure 1 (p. 349), to accompany an article announcing the publication of Albert Tissandier's book Six mois aux États-Unis, with the caption "Les Indiens Utes, dans la forêt vierge de Kaibab (Etats-Unis)." http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?4KY28.27/0353/100/432/0/0 The same image appears as figure 25 (p. 93) in Albert Tissandier's book Six mois aux États-Unis : voyage d'un touriste dans l'Amérique du nord suivi d'une excursion à Panama (Paris : G. Masson, [1886]), with the caption "Soirée dans la forêt de Kaibab avec les indiens Utes, d'après nature". Associated text (p. 87-91): "Nous revenons à Kanab par le même chemin pour organiser une excursion au plateau de Kaibab. En arrivant au village, nous apprenons que les Indiens qui campent souvent aux environs, et parmi lesquels je comptais trouver un guide, sont partis depuis peu pour aller faire la chasse aux daims dans les forêts de Kaibab: on ne les reverra pas avant un mois, me disait-on. Je ne pouvais attendre aussi longtemps, et je commençais à craindre de ne pouvoir continuer mon voyage. Nathan connaît bien le pays, mais il ne veut pas prendre la responsabilité de me conduire seul dans ces solitudes; il me dit: 'Il faut un Indien avec moi; il n'y a qu'eux qui sachent s'orienter dans les forêts vierges.' Les Mormons me conseillent d'aller droit au campement des Indiens; ils devaient être établis auprès d'une source située à une grande journée de Kanab. Une fois là, Nathan, qui sait quelques mots de la langue ute, pourrait certainement trouver le guide qu'il jugerait nécessaire. Je m'empresse de suivre cet avis et nous partons aussitôt. Le soir même, au coucher du soleil, à travers les détours des déserts et de pittoresques bois de cyprès, nous arrivons à Mangum Spring, où se trouve en effet le campement que m'ont indiqué les Mormons de Kanab. C'est une installation provisoire de huit à neuf tentes dans une clairière. Une vingtaine d'Indiens y vivent avec leurs femmes et quelques enfants. Ils ont choisi la place la plus exposée au soleil. Leurs tentes sont faites de quelques branches coupées aux arbres voisins et rapprochées en faisceau. Une mauvaise étoffe ou une peau de bête recouvre ces simples abris. La figure 24 donne l'aspect d'une de ces installations d'Indiens nomades du Colorado. M. Powell s'étend longuement dans son livre sur ces tribus barbares et misérables, aux moeurs primitives mais douces. Les explorateurs américains n'ont jamais eu, paraît-il, à se plaindre des rapports qu'ils ont contractés avec eux. Nous décidons de camper auprès des Indiens pour profiter aussi de la source. Quant à nos chevaux, ils fraternisent dès leur arrivée avec ceux des sauvages et disparaissent sous les taillis. A côté de nous, sous les pins, sont deux cabanes d'Américains; ils ont là quelque bétail et, comme les Indiens, ils habitent la forêt avec leurs femmes et leurs enfants; toutefois leur installation est moins primitive. Après notre repas du soir, les Indiens viennent me rendre visite et se chauffer auprès de mon feu. Je leur donne un peu de pain fabriqué par Nathan et quelques gouttes de café. Deux enfants presque nus s'approchent de moi. Ils sont tout ébouriffés et ils me regardent avec des airs de petites bêtes sauvages. Quelques grains de sucre en poudre que je mets dans ma main et que je leur offre doucement ont suffi tout de suite pour les apprivoiser: ils se chauffent à mes côtés. Plusieurs de ces Indiens sont jeunes et bien faits. Deux ou trois ont la figure peinte. Toute leur peau est colorée d'ocre jaune, sauf un peu de vermillon sous les sourcils et sur les paupières, et deux ronds de même teinte, grands comme des pièces de 5 francs, posés sur les joues. Ils me rappelaient les clowns des cirques de nos contrées. Le type de ces sauvages est assez caractéristique. Leur figure est légèrement plate, avec des pommettes largement accusées; leur yeux sont grands. Ils ont la peau foncée, d'une teinte jaune doré pareille à celle des vieux bronzes florentins. Des cheveux magnifiques d'un noir corbeau, tombant sur leurs épaules et nattés par devant, forment de longues tresses entremêlées de fils de coton rouge, à la manière des anciens Gaulois. Autour de leur cou brillent quelques rangs de perle de verre. Leurs habillements, en mauvais état, la plupart même en haillons, sont taillés à l'européenne et se composent uniquement d'un pantalon et d'une sorte de chemise d'indienne à ramages; ils portent sur leur tête une petite toque rouge de forme orientale. Nathan explique aux Indiens, tant bien que mal, ma présence dans leur forêt et le but de mon voyage. Les Américains nos voisins viennent à leur tour auprès de nous. Ils me demandent les dernières nouvelles de Kanab: on cause, et nous avons ainsi en pleine forêt une soirée avec l'eau d'une source et du café comme rafraîchissements (fig. 25). Notre feu éteint, on se retire, et chacun va se coucher sur l'herbe qu'il préfère et se rouler dans ses couvertures." Reproduced in the exhibition catalog, Albert Tissandier : Drawings of nature and industry in the United States, 1885, by Mary F. Francey ([Salt Lake City, UT] : Utah Museum of Fine Arts, 2001), p. 39.
Short Essay After a short visit to the Toroweap Plateau, Nathan Adam, his son and Albert Tissandier returned to Kanab to organize an excursion through the virgin forests leading to the Kaibab Plateau. Anticipating the difficulty of traveling through the dense forest, Adam advised acquiring the assistance of an Indian guide who would be more familiar with the terrain. Tissandier, along with Adam and his son went directly to an Indian campsite recommended by some of the Mormon citizens of Kanab. They suggested that: "Once there, Nathan who knows some words of the Ute language, can certainly find the guide he would judge necessary and capable". Tissandier recounted his first meeting with the Ute Indians in his journal: "At sundown, across the detours of the deserts and the picturesque cypress woods, we arrived at Mangum Spring where there was, in fact, the encampment the Mormons from Kanab had told me about. It was a temporary installation of eight or nine tents in a clearing. Having chosen a site most explsed to the sun, approximately twenty Indians lived there with wives and some children. Tents were made of several branches cut from neighboring trees and joined together with bundles of fibers. These simple shelters were covered with what appeared either a bad material or animal skins." Tissandier and his party decided to camp near the Indians for the night so that they, too, could be close to the spring. "After our evening meal, the Indians came to visit me and to warm themselves around my fire. I gave them some of Nathan's bread and a few drops of coffee. Two disheveled, nearly naked children with the air of little savage beasts approached me. They were instantly won over by the few grains of powdered sugar I gently offered them, and they warmed themselves beside me at the fire. Some have painted faces with the skin colored yellow ochre except for some vermilion under the eyebrows and on the eyelids. Two circles of the same tint, large as five-franc pieces, adorned their cheeks. The total effect reminded me of circus clowns." Noting their unusual dress and facial features, Tissandier described the group of Indians in this drawing: "The general appearance of these savages is impressive. Their faces are slightly flat with broad, prominent cheekbones and large eyes. Their skin is dark golden yellow, much like that of old Florentine bronzes. They have magnificent raven black hair that falls on their shoulders and is braided in front, forming long tresses intermixed with threads of red cotton in the manner of the ancient Gauls. They wear rows of glass beads around their necks and little oriental style caps on their heads. Their clothing, vaguely European in style, consists of pants and a shirt imprinted with a floral design, is in extremely bad condition." Nathan explained their presence to the Indians and related to them the reason for Tissandier's journey. Their American neighbors joined them around the fire, asked the latest news from Kanab, and all "enjoyed a friendly chat in the midst of the forest with refresments of spring water and coffee". The next morning Tissandier experienced some objections to his attempts to make drawings of some of the Indian babies, but the mothers objected thinking that to do so would cast an evil spell over the children. However, as there was no resistance to Tissandier drawing scenes of the camp, he surreptitiously sketched a baby in its basket.
Publisher Utah Museum of Fine Arts
Contributors Mary F. Francey
Date 1885-06-06
Type Image
Format image/jpeg
Source Albert Tissandier: Drawings of Nature and Industry in the United States
Language fre
Rights Management Digital image c2001 Utah Museum of Fine Arts, University of Utah
Source Physical Dimensions 40.64 cm High x 31.12 cm Wide
Source Characteristics Graphite on paper
Light Source Kaiser Softlite ProVision 6x55W flourescent 5400K daylight
Archival Resolution TIFF: 4043 x 5029 pixels
Display Resolution JPEG: 900 x 1185 pixels
Bit Depth 36-bit color
Scanning Device Leica S1 Pro scanning camera; Hasselblad CFi 50mm F/4 lens; f/11
Exhibit Catalog ISBN: 0-9657215-0-7; Library of Congress Catalog Number: 2001094211
Setname uu_umfa_at
Date Created 2004-04-23
Date Modified 2004-04-23
ID 415808
Reference URL https://collections.lib.utah.edu/ark:/87278/s6bk1cds/415808