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The Green River Entrance to Mammoth Cave, Kentucky

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Identifier SixMoisChronological.xml
Title 1885 and 1886 : Images from Albert Tissandier's trips to North America during 1885 and 1886, in the approximate order of their creation.
Type Text
Format image/jpeg
ARK ark:/87278/s6bk1cds
Setname uu_umfa_at
Date Created 2004-02-02
Date Modified 2006-12-07
ID 415994
Reference URL https://collections.lib.utah.edu/ark:/87278/s6bk1cds

Page Metadata

Identifier 1978_292a_entranceToMammoth.jpg
Title The Green River Entrance to Mammoth Cave, Kentucky
Alternate Title Entrée de Mammoth Cave dans les bois de Green river - Kentucky
Artist's Notation "Dessin paru dans la Nature no 662 6 février 1886".
Creator Tissandier, Albert 1839-1906
Subject Caves--Kentucky--1880-1890; Mammoth Cave (Ky.)--1880-1890; Landscape drawings--1880-1890
Published Location This image, engraved by E. A. Tilly, was published in La Nature, no 662 (6 Feb 1886), as figure 1 (p. 152), to accompany the fourth installment of Albert Tissandier's "Lettres d'Amérique", with the caption "Entrée de Mammoth Cave, dans le Kentucky, aux États-Unis. (D'après nature, par M. Albert Tissandier.)" http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?4KY28.26/156/100/432/0/0 The same image appears as figure 16 (p. 49), engraved by E. A. Tilly, in Albert Tissandier's book Six mois aux États-Unis : voyage d'un touriste dans l'Amérique du nord suivi d'une excursion à Panama (Paris : G. Masson, [1886]), with the caption "Entrée de Mammoth cave dans les bois de Green river (d'après nature)". Associated text (p. 47-51): "Ce qui attire le plus le touriste à Louisville, c'est l'excursion de Mammoth cave; il faut seulement six heures de temps pour s'y rendre. Le chemin de fer vous mène d'abord à Cave city, puis on monte dans un char-à-bancs attelé de quatre chevaux pour aller à travers bois jusqu'aux grottes, par des routes impossibles. On ne pourrait pas croire au nombre de cahots épouvantables, aux trous et aux ornières du chemin, si l'on n'en était soi-même la victime. Mais il faut bien s'habituer à ce genre de voyage aux États-Unis, et on rit de bon coeur. Les dames américaines qui faisaient l'ornement de notre petite excursion étaient les premières à nous donner le signal; elles étaient enchantées, et plus le char-à-bancs était secoué, plus elles semblaient heureuses; nous tâchions seulement de leur donner nos châles et couvertures pour adoucir les cahots, puis c'étaient encore de nouveaux éclats de rire. Il est vrai que si les routes n'existent pas, pour ainsi dire, le paysage est charmant; les forêts du Kentucky sont belles au printemps. Elles semblent illuminées par les fleurs et sont égayées par les oiseaux à l'éclatant plumage, comme le cardinal huppé si recherché pour nos volières, etc., etc.; il faut donc oublier les petits ennuis. L'entrée des cavernes est placée dans les bois, sous les chènes et les pins, au bas d'un chemin en pente (fig. 16). Elle est pour ainsi dire fermée par une légère cascade qui s'échappe goutte à goutte des mousses délicates qui poussent sur les rochers; puis ce sont les bords de Green river presque voilés sous les arbrisseaux (le Dog wood ou Cornus florida) dont les bractées très développées de l'involucre sont blanches comme la neige. Les teintes bleues du Phlox divaricata et le Podophyllum peltatum (May apple) au beau feuillage vert, l'Heuchera Americana, l'Adiantum pedatum, etc., contribuent à faire de ces bois un véritable paradis. On passe volontiers la belle saison dans cette jolie partie du Kentucky. Cela est facile, grâce au grand hôtel qui s'y trouve. C'est une énorme construction en bois: elle se compose de grandes galeries à deux étages comme nous en voyons dans les anciens cloîtres. Dans le jardin intérieur, des pins élevés servent d'abri contre les rayons du soleil. Les touristes ont une chambre meublée des plus sommairement, c'est presque la cellule d'un moine, elle donne sur ces galeries fort primitives d'aspect; il y a ainsi place pour quatre à cinq cents personnes. Les provisions ne sont pas aisées à avoir à Mammoth cave, aussi la nouriture y est-elle simple. Mais ce n'est pas dans cette dernière partie du programme qu'il faudrait chercher l'agrément du voyage. Il ne faut penser qu'au charme des bois de Green river, aux merveilles de Mammoth cave et des cavernes avoisinantes. On ne peut guère se figurer leur étrangeté. Mammoth cave ou la Caverne géante fut découverte en 1802, mais on ne commença à l'étudier qu'en 1809. Durant l'année de guerre 1812, on exploita le salpêtre qu'on y découvrit. Les travailleurs employés à cette opération étaient, pour la plupart, des nègres, dont quelques-uns restèrent une année entière dans la grotte sans en sortir. Après la guerre de 1812-1814, on cessa d'y rechercher un produit qui ne pouvait soutenir la concurrence de celui qu'on importait des Indes Orientales. La caverne est située dans le comté d'Edmonson, portion du Kentucky méridional, à environ 152 kilomètres de Louisville; elle est si vaste qu'on n'en a pas encore actuellement visité toutes les parties (fig. 17). Le plan en indique les détours qui sont explorés. Presque toute la contrée environnante est minée par les eaux, et il ne serait pas impossible qu'un beau jour le sol s'affaissât sous le poids des voitures qui transportent les curieux jusqu'à l'entrée de la caverne. La Caverne géante a des succursales dans le voisinage, telles que la Proctor's Cave, la Wite Cave, Diamond Cave, l'Indian Cave, etc. Cette dernière a près d'un mille de longueur. On y admire la beauté des stalactites et des stalagmites, dont quelques-unes entourent une source d'eau pure, limpide et agréable à boire. L'Indian Cave doit son nom à quelques squelettes d'Indiens qu'on y a découverts, mais qui ont disparu depuis. Des expériences faites avec soin ont prouvé que les eaux souterraines communiquent, par des conduits cachés, avec celles de la Green river, qui coule à ciel ouvert. Dans presque toutes les saisons de l'année, on voit planer des brumes légères au-dessus de l'entrée principale de la Mammoth cave. Cela provient des différences de température qui existent entre l'air extérieur et celui de la grotte. Lorsque, au fort de l'été, on entre dans la caverne, il en sort un courant d'air assez intense pour éteindre les lampes des visiteurs. La composition de l'air intérieur est absolument la même que celle de l'air extérieur pour les quantités proportionnelles d'oxygène et d'azote. Dans la grotte, les matières animales se momifient au lieu de se putréfier: je parle des souterrains les plus éloignés des rivières du dehors. On peut donc, sans éprouver le moindre malaise, rester des heures entières sous les rochers qui forment la caverne. Ces immenses souterrains sont presque partout assez élevés pour pouvoir marcher à l'aise. La température y est égale et douce. D'après les expériences faites, la plus haute température, dans quelque point des cavernes que ce soit, est de 13° centésimaux et la plus basse de 11°. La moyenne en été paraît être de 12°, et en hiver de 11°,50. Les stalactites sont moins nombreuses que dans d'autres grottes connues comme le Trou du Han en Belgique, etc., mais le travail accompli par les eaux depuis des siècles y est merveilleux. Les roches creusées prennent souvent les formes les plus bizarres; elles sont polies, usées par la force des anciens courants. La masse des eaux a dû être énorme, car des galeries hautes de 10 mètres et souvent plus ont été remplies entièrement. Les torrents s'écoulaient, rapides, effroyables, creusant des sillons dans les bancs de grès ou de calcaire." Reproduced in the exhibition catalog, Albert Tissandier : Drawings of nature and industry in the United States, 1885, by Mary F. Francey ([Salt Lake City, UT] : Utah Museum of Fine Arts, 2001), p. 25.
Related Image For the engraving done by E. A. Tilly from this drawing see http://content.lib.utah.edu/cgi-bin/docviewer.exe?CISOROOT=/UMFA&CISOPTR=209&CISOSHOW=114
Short Essay In 1885 Mammoth Cave, the largest known cave system in the world, was the main tourist attraction in Kentucky. This drawing shows the "historic entrance" to the cave, a natural entrance, and the only known entry to the cave until 1921. Tissandier wrote that: "The entrance to the caverns is set in the woods, under oaks and pines, at the bottom of a sloping road. The light waterfall that falls slowly, drop by drop, from the delicate moss growing on the rocks closes it so to speak. The banks of the Green River are almost veiled under the shrubby trees (Dogwood or Cornus Florida) whose bracts of involucre spread out and are white like snow. The blue tints of of the Phlox Divaricata and the beautiful green foliage of the Podophyllum Peltatum (May Apple), the Heuchera Americana and the Adiantum Pedatum help to make these woods a veritable paradise." Although obviously enraptured by the flowers and foliage, Tissandier was less enchanted with the creature comforts available for visitors to the Cave. He described the only hotel as "an enormous wooden construction made up of two stories of large galleries just as we see in ancient cloisters." Tourists, he said, "have a most sparsely furnished room, almost a monk's cell, which opens on the primitive looking galleries." Furthermore, provisions were scarce and not easily obtained and he found the food "simple". As he explored various sections of the cave's interior, Tissandier described in detail the formations that he found curious and of particular interest. "Carved rocks take on the most bizarre forms as they have been polished and worn by the force of ancient streams," he wrote, noting further that "The volume of water must have been enormous as galleries ten meters high, and often higher, were entirely filled." Tissandier's first visit to the cave was on Saturday and only four hours in duration. After he expressed dismay that he had not had sufficient time to make sketches "in order to preserve the memory of the marvels of the caverns," he was given both permission and a guide to return the next day. Happily, he was able to spend seven hours crawling through slippery, narrow passages and making drawings with the lights his guide had that "lasted several minutes each." In his record of the "blind, lively grasshoppers with extremely long antennae and very high legs, blind fish, and pretty white crustaceans," Tissandier was describing some of the twenty-seven types of troglophiles that inhabit the cave. What he identified as grasshoppers were cave crickets that have unusually large legs, and the blind fish were salamanders that, in the deepest parts of the cave, are both eyeless and colorless.
Publisher Utah Museum of Fine Arts
Contributors Mary F. Francey
Date 1885-05-01
Type Image
Format image/jpeg
Source Albert Tissandier: Drawings of Nature and Industry in the United States
Language fre
Rights Management Digital image c2001 Utah Museum of Fine Arts, University of Utah
Source Physical Dimensions 41.28 cm High x 36.20 cm Wide
Source Characteristics Graphite on paper
Light Source Kaiser Softlite ProVision 6x55W flourescent 5400K daylight
Archival Resolution TIFF: 4272 x 5059 pixels
Display Resolution JPEG: 900 x 1066 pixels
Bit Depth 36-bit color
Scanning Device Leica S1 Pro scanning camera; Hasselblad CFi 50mm F/4 lens; f/11
Exhibit Catalog ISBN: 0-9657215-0-7; Library of Congress Catalog Number: 2001094211
Setname uu_umfa_at
Date Created 2004-06-29
Date Modified 2004-06-29
ID 415818
Reference URL https://collections.lib.utah.edu/ark:/87278/s6bk1cds/415818