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Show parler de la moralité de l'affaire, de sa légalité ou bien de ses aspects pratiques. SUSSKIND : Je parle des trois à la fois. SAYEGH : Je crois qu'en termes de moralité, aucun peuple ne doit être dispersé afin qu'un autre peuple puisse venir s'installer sur le territoire du peuple dispersé. Moralement parlant, nous avons absolument raison. Légalement parlant, je crois que les résolutions successives des Nations Unies - et j'ai une si bonne mémoire que je peux vous les réciter par coeur... SUSSKIND : Ce serait ennuyeux... SAYEGH: ... et vous en donner les dates-. Les résolutions successives des Nations Unies semblent indiquer que l'Etat juif que l'O.N.U.avait l'intention de créer, en 1947, n'est pas l'Etat d'Israël qui existe aujourd'hui et ce, dans tous ses aspects fondamentaux : dans ses frontières, dans sa capitale, dans sa superficie, dans sa population, dans le statut des minorités. Dans tous les aspects qui font d'un Etat, un Etat, l'Israël d'aujourd'hui n'est pas l'Israël dont les Nations Unies ont recommandé la création en 1947. Si, par contre, vous parlez de solutions pratiques, si vous dites, comme vous l'avez d'ailleurs dit il y a quelques instants, que les Arabes avaient récemment reçu une raclée, afin de pouvoir me demander ce qu'ils peuvent espérer d'une autre confrontation, je vous dirai... SUSSKIND : Je ne crois pas avoir dit une „râclée" „une défaîte magistrale". 27 |